Ce que vous devez savoir sur le jeûne du ramadan

Extraits et adaptation du livre : La manière de jeûner du prophète (prière et salut sur lui) durant le ramadan

Ecrit par

Salîm El-Hilâli & Ali Hassan Ali Abdel-Hamîd.

Traduit et adapté par :

Miloud El-Wahrâni

Revu et corrigé par :

Abu Hamza Al-Germâny

Publié par

Le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)

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1èreédition,2008/1429

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Au nom d’Allah, l’infiniment Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Les Mérites du jeûne

Plusieurs versets du Coran incitent au jeûne pour se rapprocher de Dieu exalté soit-Il, et montrent les bienfaits et mérites de ce jeûne.

Dieu exalté dit :

y􀅗r􀅗s􀅗t􀅗u􀅗v􀅗w􀅗x􀅗y􀅗z􀅗{􀅗|􀅗}􀅗~􀅗􀅗¡􀅗¢􀅗£􀅗¤􀅗¥􀅗¦􀅗§􀅗¨􀅗©􀅗􀅗􀅗􀅗􀅗􀅗􀅗􀅗􀅗􀅗􀅗􀅗􀅗􀅗ª􀅗«􀅗¬􀅗®􀅗¯􀅗°􀅗±􀅗²􀅗x

« Les soumis et les soumises, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, ceux et celles qui endurent avec patience, se montrent humbles, donnent l’aumône, jeûnent, préservent leurs chastetés et se remémorent souvent Dieu : à tous Allah a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense. » (Sourate Al-Ahzâb[33], v35).

Et sa parole exalté soit-Il :

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« Mais il est mieux pour vous de jeûner ; si vous saviez ! » (Sourate El-Baqara[2], v184).

Le messager d’Allah (prière et salut sur lui) a montré par sa Sounna authentique que le jeûne est une forteresse contre les passions et une protection du Feu. De même, Allah exalté soit-Il a privilégié les jeûneurs par une des portes du Paradis. Le jeûne détache les âmes de leurs passions, et emprisonne leurs habitudes, et deviennent ainsi paisibles. Cette grande récompense et ce grand mérite sont clairement explicités par les hadiths authentiques qui suivent :

1- le jeûne est une protection :

Le prophète (prière et salut sur lui) a ordonné à celui dont le désir sexuel s’accentue sans pour autant pouvoir se marier de jeûner. Il a informé que le jeûne constituait un bouclier contre cette passion.

Il a dit (prière et salut sur lui) : « Ô vous les jeunes ! Celui d’entre vous qui peut se marier qu’il le fasse, c’est meilleur pour le regard, et plus chaste pour le sexe. Et celui qui ne peut pas, qu’il jeûne, ce sera pour lui une protection. » [Rapporté par El-Boukhâry et Mouslim, selon Ibn-Mas’oud].

Le prophète (prière et salut sur lui) a expliqué que le chemin du paradis était parsemé de contraintes, et que le chemin du feu était parsemé de passions. Ô musulman ! Remarques-tu comment le jeûne refrène les passions et réduit de leurs intensités alors qu’elles rapprochent du Feu, et comment le jeûne se met alors au travers du jeûneur et du Feu ! Pour cela plusieurs hadiths affirment que le jeûne est une forteresse contre le Feu, et une protection avec laquelle l’esclave (de Dieu) s’en protège.

Le prophète (prière et salut sur lui) a dit : « Quiconque jeûne un jour pour Dieu, Dieu lui éloignera son visage du Feu d’une distance de soixante dix années. » [Rapporté par El-Boukhâri et Mouslim].

Le prophète (prière et salut sur lui) a dit : « Le jeûne est une protection avec laquelle le croyant se protège du Feu. » [Authentique, rapporté par Ahmed]

Le prophète (prière et salut sur lui) a dit : « Quiconque jeûne un jour pour Dieu, Dieu mettra entre lui et le Feu un fossé comme entre le ciel et la terre » [rapporté par El-Tirmidhi].

2- le jeûne fait entrer au Paradis :

Abou-Oumâma (qu’Allah l’agrée) a dit : j’ai dit : Ô Messager de Dieu, indique-moi une action qui me fasse entrer au Paradis, il a dit : « Jeûne ! Rien ne vaut le jeûne ! » [Rapporté par Al-Nassa’i, Ibn-Mâjah et El-Hâkim avec une chaîne de transmission authentique].

3- La récompense des jeûneurs est sans limites,

4- le jeûneur obtient une double joie,

5- l’haleine du jeûneur est meilleure auprès de Dieu que l’odeur du musc :

D’après Abou-Hourayra (qu’Allah l’agrée) le prophète (prière et salut sur lui) a dit : « Dieu a dit : Tout acte du fils d‘Adam lui appartient sauf le jeûne qui m’appartient, c’est Moi qui le récompense. Le jeûne est une protection. Si l’un d’entre vous est en jeûne, alors qu’il ne dise que du bien et qu’il ne s’énerve pas, si quelqu’un l’insulte ou le combat qu’il lui dise : je suis en état de jeûne. Par Dieu l’haleine du jeûneur est meilleure auprès de Dieu que l’odeur du musc. Le jeûneur obtient une double joie : il est content lorsqu’il rompt son jeûne, et il est content de son jeûne lorsqu’il rejoint Dieu » [rapporté par El-Boukhâri et Mouslim].

Dans la version d’El-Boukhâri : « il délaisse sa nourriture, sa boisson, et ses envies pour Moi, le jeûne est pour Moi, et c’est Moi qui le récompense »

6- Le jeûne et le Coran intercèdent pour le croyant :

Le prophète (prière et salut sur lui) a dit : « Le jeûne et le Coran intercèdent pour le croyant le jour de la résurrection. Le jeûne dira : Ô mon Dieu, je l’ai empêché de se nourrir et d’assouvir ses envies, laisse-moi intercéder pour lui. Et le Coran dira : je l’ai empêché de dormir la nuit, laisse-moi donc intercéder pour lui. Il dit : ils seront autorisés à intercéder. » [Rapporté par Ahmed, El-Hâkim, et Abou-Naïm avec une chaîne de transmission authentique].

7- Expiation de certains péchés :

Parmi les mérites propres au jeûne est qu'Allah l’a prescrit comme moyen d’expiation (« kaffâra ») de certains actes, comme lorsqu’on n’est dans l’incapacité de se raser la tête lors de la sacralisation (« Ihrâm ») pour raison de maladie ou blessure à la tête, ou lorsqu’on ne peut pas faire de sacrifice, ou lorsqu’on tue par erreur un pactisé, ou lorsqu’on fait de faux serments, ou lorsqu’on tue du gibier durant la sacralisation, et ou lorsqu’on prononce le « dhihâr » (le fait de dire à sa femme : tu es pour moi comme le dos de ma mère). Cela est détaillé dans les versets suivants :

Allah exalté a dit :

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« Accomplissez pour Dieu le Pèlerinage et la visite pieuse. Si vous en êtes empêchés, alors sacrifiez ce que vous pouvez. Et ne vous rasez pas la tête avant que l’animal à sacrifier n’ait atteint son lieu d’immolation. Si l’un d’entre vous est malade ou souffre d’une affection de la tête nécessitant de se raser avant terme, qu’il se rachète alors par un jeûne, une aumône ou un sacrifice. Et si vous avez pu accomplir vos rites, en rompant l’état de sacralisation entre la visite pieuse et le Pèlerinage, vous devez sacrifier ce que vous pouvez. Celui qui n’en a pas les moyens doit jeûner trois jours pendant le pèlerinage et sept jours une fois rentré chez lui, soit en tout dix jours. Ceci, pour celui dont la famille n’habite pas aux alentours de la Mosquée sacrée. Craignez Dieu, et sachez que Dieu est dur en punition.» (Sourate Al-Baqara[2], v196).

Et Il a dit :

y􀅗e􀅗f􀅗g􀅗h􀅗i􀅗j􀅗k􀅗l􀅗m􀅗n􀅗o􀅗p􀅗q􀅗sr􀅗t􀅗u􀅗v􀅗w􀅗x􀅗y􀅗z􀅗{􀅗}|􀅗~􀅗_􀅗`􀅗a􀅗bx

« S'il appartenait à un peuple auquel vous êtes liés par un pacte, qu'on verse alors à sa famille le prix du sang et qu'on affranchisse un esclave croyant. Celui qui n'en trouve pas les moyens, qu'il jeûne deux mois d'affilée pour être pardonné par Allah. Allah est Omniscient et Sage. » (Sourate An-Nissâ [4], v92).

L’Audient, le Savant dit :

y􀅗£􀅗¤􀅗¥􀅗¦􀅗§􀅗¨􀅗©􀅗ª􀅗«􀅗¬􀅗¯®􀅗°􀅗±􀅗²􀅗³􀅗´􀅗μ􀅗􀅗¸􀅗¹􀅗º􀅗»􀅗􀅗􀅗􀅗􀅗􀅗􀅗􀅗􀅗􀅗¼􀅗½􀅗¿¾􀅗À􀅗Á􀅗Â􀅗Ã􀅗

« Dieu ne vous tient pas rigueur pour les serments que vous prononcez à la légère, mais Il vous punit pour les serments que vous avez eu l’intention d’exécuter. L’expiation de cette faute est de nourrir dix pauvres, de ce dont vous nourrissez habituellement vos familles, ou de les habiller, ou de libérer un serf. Que celui qui n’en trouve pas les moyens jeûne trois jours. Voilà l’expiation pour vos serments, lorsque vous avez juré. Et respectez vos serments. Ainsi, Dieu vous explique Ses versets, afin que vous soyez reconnaissants. » (Sourate Al-Mâ’ida [5], v89).

Le Puissant, le Sage a dit :

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« Ô vous les croyants ! Ne tuez pas de gibier alors que vous êtes en état de sacralisation. Celui d’entre vous qui en tue délibérément, qu’il expie sa faute en sacrifiant son équivalent en bétail, selon le jugement de deux personnes intègres parmi vous. Que ce sacrifice soit fait à la mosquée sacrée. Ou bien, qu’il expie sa faute en nourrissant des pauvres, ou en jeûnant un nombre équivalent de jours. Ceci afin qu’il goûte aux conséquences de ses actes. Dieu a pardonné ce qui est passé ; mais quiconque récidive, Dieu le punira. Dieu est Puissant et Justicier. » (sourate Al-Mâ’ida[5], v95).

Il a dit exalté soit-Il :

y􀅗p􀅗q􀅗r􀅗s􀅗t􀅗u􀅗􀅗􀅗v􀅗w􀅗x􀅗y􀅗z􀅗{􀅗|􀅗~}􀅗_􀅗`􀅗􀅗ba􀅗c􀅗d􀅗e􀅗f􀅗g􀅗h􀅗i􀅗􀅗􀅗j􀅗k􀅗l􀅗􀅗m􀅗n􀅗o􀅗p􀅗rq􀅗s􀅗t􀅗􀅗u􀅗

« Ceux qui s’interdisent leurs épouses, puis reviennent sur ce qu’ils ont dit, doivent affranchir un serf avant d'approcher leurs épouses. Voilà ce à quoi on vous exhorte. Et Dieu sait parfaitement ce que vous faites. Que celui qui n’en a pas les moyens jeûne deux mois consécutifs avant d'approcher son épouse. Et s’il ne peut pas, qu’il nourrisse soixante pauvres. Ceci, afin que vous croyiez en Dieu et Son messager. Voici les lois de Dieu, et les mécréants auront un châtiment douloureux. » (Sourate Al-Moujâdala[58], v3-4).

Le jeûne s’associe aussi à l’aumône dans l’expiation de la tentation de l’homme dans son argent, sa famille et son voisin.

D’après Houdayfa Ibn Yamân (qu’Allah l’agrée), le prophète (prière et salut sur lui) a dit : « les péchés de l’homme vis-à-vis de sa famille, son argent, et son voisin, sont expiés par la prière, le jeûne et l’aumône » [rapporté par El-Boukhâri et Mouslim].

8- Le Rayyâne pour les jeûneurs :

D’après Sahl Ibn-Saâd (qu’Allah l’agrée), le prophète (prière et salut sur lui) a dit : « Le Paradis a une porte qui se nomme « Rayyâne », par laquelle rentre les jeûneurs le jour de la résurrection, ne rentre par cette porte que les jeûneurs qui se ferme après eux. » [Rapporté par El-Boukhâri et Mouslim].

3 [Ce hadith est établi avec différentes versions d’après El-Boukhâry (11/512), Mouslim(1111), El-Tirmidhi(724), El-Baghawi (6/288), Abou-Dâoud(2390), El-Dârimi (2/11), Ibn-Mâjah(1671), Ibn-Abi chaybah(2/183-184), Ibn Khouzaymah (3/216), Ibn-Aljâroud (139), Châfi’i (299), Mâlik (1/297), et AbderRezzâq (4/196), certains d’entre eux ont authentifié l’ajout « rattrape ce jeûne un autre jour » qui a aussi été authentifié par Ibn-Hajar dans « El-Fath » (11/516), et je le confirme].

Ibn Al-Qayyim a dit dans « zâd elma’âd » (2/60) : « Le Coran montre que l’acte sexuel annule le jeûne comme le fait de manger ou boire, nulle divergence à ce sujet. »

La preuve coranique est :

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« Désormais, jouissez d’elles, et cherchez ce que Dieu a prescrit pour vous. » (Sourate Al-Baqara [2], v187),

Il a permis les rapports sexuels après le jeûne, donc on en conclut que le jeûne consiste à s’abstenir des rapports sexuels, du manger et de la boisson. Celui qui annule son jeûne par un rapport sexuel, doit rattraper son jour et doit s’acquitter d’une expiation « kaffâra ».

La preuve est ce qu’a rapporté Abou-Hourayra (qu’Allah l’agrée) : « Un homme vint au prophète (prière et salut sur lui) et dit : « ô messager d’Allah je suis perdu ! » Il dit : « et qu’en est la raison ? », il dit : j’ai eu un rapport sexuel avec ma femme durant Ramadân. » Il dit : « peux-tu affranchir un esclave. » Il répondit : « non ». Il dit alors : « peux-tu jeûner deux mois consécutifs ? », il dit : « non. » Il dit alors : « peux-tu nourrir soixante pauvres ? », Il répondit : « non ». Il dit alors : « assieds-toi. » Et il s’assit. Puis on rapporta au prophète (prière et salut sur lui) un panier rempli de dattes. Il dit : « prends cela et offre-le comme aumône. » Il dit : « par Allah ! Il n’y a pas plus pauvre dans cette région que ma famille. » Le prophète (prière et salut sur lui) ria jusqu’à ce que ses canines soient visibles, puis il dit : « prends-le et nourris-en ta famille. » 3

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Celui qui doit s’acquitter de la « kaffâra » et ne peut ni libérer un esclave, ni jeûner, ni nourrir des pauvres, verra cette obligation s’annuler pour lui s’il n’en a pas la capacité. Allah exalté dit : « Allah n'impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. » (Sourate Al-Baqara[2], v286), et aussi par la pratique du prophète (prière et salut sur lui) qui a annulé la « kaffâra » pour l’homme qui l’avait informé qu’il n’en avait pas la capacité. Il lui a même donné un panier de dattes pour nourrir sa famille.

La femme n’a pas à s’acquitter de la « kaffâra », car le prophète (prière et salut sur lui) a été informé d’un acte qui s’est déroulé entre un homme et sa femme. Pourtant, il n’a imposé qu’une seule « kaffâra ». Et Allah est plus savant.

La compensation « Fidya » : nourrir un pauvre

La femme enceinte et celle qui allaite peuvent ne pas jeûner si elles craignent pour leurs personnes ou celles de leurs enfants. Elles doivent à la place de chaque jour de jeûne nourrir un pauvre. La preuve est la parole d’Allah :

yqrstuv x

« Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter qu'avec grande difficulté, la compensation est de nourrir un pauvre. » (Sourate Al-Baqara[2], v184).

On sait que ce verset concerne particulièrement le vieil homme, la vieille femme, le malade dont on n’espère pas la guérison, la femme enceinte et celle qui allaite si elles craignent pour leur propre personne ou celle de leur enfant. On va détailler cela avec les dires d’Ibn-Abbâs et Ibn-Omar (qu’Allah les agrée).

Ibn-Abbâs a déclaré : « Il a été attesté pour le vieil homme et la vieille femme s’ils ne peuvent pas jeûner, ainsi que la femme enceinte et celle qui allaite si elles prennent peur, de ne pas jeûner et de nourrir pour chaque jour un pauvre. »

Cela est aussi clarifié par le hadith de Mou’âd Ibn-Jabal (qu’Allah l’agrée) : « concernant le jeûne, en arrivant à Médine, le prophète (prière et salut sur lui) jeûnait trois jours chaque mois, et jeûnait le jour de « Achoura », puis Allah a rendu le jeûne obligatoire et a fait descendre le verset : « Ô les croyants ! On vous a prescrit… », puis Allah a fait descendre l’autre verset : « (Ces jours sont) le mois de Ramadân au cours duquel le Coran a été descendu….. » Allah a donc prescrit le jeûne au résident en bonne santé, et a autorisé le fait de ne pas jeûner au malade et au voyageur, et a spécifié l’obligation de nourrir un pauvre quant au vieillard qui ne peut pas jeûner. » [Rapporté par Abou-Dâoud (507), El-Bayhaqi (4/200), et Ahmed (5/246-247).

Ces deux paroles sont considérées comme un hadith du prophète (prière et salut sur lui) par accord des gens de science. Il n’appartient pas à un croyant qui aime Allah et son prophète de les contredire, car ils ont été énoncés pour expliquer la cause de la révélation d’un verset. Ces deux compagnons qui étaient des témoins de la révélation et de la descente du Coran nous ont informés au sujet de la cause de la révélation de ces versets. [cf. « tadrîb er-râwi » (1/192-193) de Assouyouti et « ouloumoul hadith » (p24) d’Ibn-Salah].

Ibn-Abbâs a attesté ce jugement pour celle qui allaite et celle qui est enceinte, d’où a-t-il pu tirer ce jugement ? Sans doute de la Sounna, surtout qu’il n’est pas le seul à avoir cet avis et il fut approuvé par Abdoullah Ibn-Omar.

Malik rapporte d’après Nâfi’ que Ibn-Omar a été questionné au sujet de la femme enceinte si elle craint pour son enfant, il dit : « elle ne jeûne pas et pour chaque jour, elle nourrit un pauvre en donnant deux mains « moudd » de farine. » [Rapporté par El-Bayhaqi (4/230) d’après une transmission de l’imam Châfi’i. Sa chaîne de transmission est authentique]

El-Dâraqoutni (1/207) a rapporté et authentifié que Ibn-Omar a dit : « la femme enceinte et celle qui allaite ne jeûnent pas et ne rattrapent pas. » Et dans une autre version : « sa femme lui a demandé alors qu’elle était enceinte, il a dit : ne jeûne pas et nourris pour chaque jour un pauvre, et ne rattrape pas. », sa chaîne de transmission est assez bonne.

Et dans une troisième version, toujours selon Ibn-Omar (qu’Allah l’agrée) : « une de ses filles qui était mariée à un homme de Qoraych, était enceinte et a eu très soif pendant Ramadân, il lui a alors ordonné de rompre son jeûne et de nourrir un pauvre pour chaque jour non jeûné. »

Ces textes expliquent la dispense (de jeûner) de la femme enceinte et celle qui allaite citée dans le hadith d’Ibn-Mâlik El-Ka’bi précité, et que cette dispense est conditionnée par la crainte de se faire souffrir ou faire souffrir l’enfant, et qu’elle doit compenser (nourrir un pauvre) et ne doit pas rattraper.

El-Dâraqotni rapporte un récit doté d’une chaîne de transmission qu’il a authentifiée qu’Ibn Abbas s’est adressé à une de ses femmes qui était enceinte ou qui allaitait et lui dit : « tu es de ceux qui ne peuvent pas jeûner, tu dois compenser et tu ne dois pas rattraper. »

Celui qui prétend que la dispense du jeûne pour la femme enceinte et celle qui allaite ressemble à la dispense pour le voyageur et conclut de ce fait qu’elle doit rattraper, alors ce dire est à rejeter, car le Coran a montré la signification de la dispense pour le voyageur « Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu'il jeûne plus tard un nombre égal de jours », et a aussi montré la signification de la dispense pour ceux qui ne peuvent pas : « Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter qu'avec grande difficulté, la compensation est de nourrir un pauvre. » Et on a prouvé que la femme enceinte et celle qui allaite sont désignées par ce verset.

Extraits du livre : La manière de jeûner du prophète (prière et salut sur lui) durant le ramadan « sifat sawmi ennabi (s.a.w) fi ramadâne » de Salîm El-Hilâli & Ali Hassan Ali Abdel-Hamîd.

Traduit et adapté par : Abou abdillah Miloud El-Wahrâni Le 7 Ramadân 1422 = 22/11/2001 Revu et corrigé le 19 Ramadân 1423 = 24/11/2002

Revuetcorrigépar:AbuHamzaAl-Germâny

Publié par le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)

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Table des matières

Les Mérites du jeûne ................................................ 4
1- le jeûne est une protection ................................... 5
2- le jeûne fait entrer au Paradis ............................... 7
3- La récompense des jeûneurs est sans limites, ........ 7
4- le jeûneur obtient une double joie ........................ 7
5- l’haleine du jeûneur est meilleure auprès de Dieu que l’odeur du musc ................................................. 7
6- Le jeûne et le Coran intercèdent pour le croyant .. 8
7- Expiation de certains péchés ................................ 9
8- Le Rayyâne pour les jeûneurs ............................. 15
Mérites du mois de Ramadân ................................. 16
1- Le mois du Coran .............................................. 16
2- l’enchaînement des démons, la fermeture des portes de l’Enfer et l’ouverture des portes du Paradis .............................................................................. 17
3- La nuit du « Qadr » : ........................................... 18
Obligation du jeûne du mois de Ramadân ......... - 20 -
1- Et, si quelqu'un fait plus de son propre gré, c'est mieux pour lui .................................................... - 20 -
2- quiconque d'entre vous est présent en ce mois, qu'il jeûne ! ................................................................ - 21 -
L’incitation au jeûne de Ramadân ...................... - 23 -
1- La purification des péchés : ............................ - 23 -
2- L’exaucement des prières et la libération du Feu ... - 23 -
3- Être parmi les véridiques et les martyrs .......... - 24 -
Mise en garde contre le délaissement volontaire du jeûne de Ramadân ............................................... - 25 -
L’intention de jeûner ........................................... - 26 -
1-Obligation de nouer l’intention pour le jeûne obligatoire avant l’aube ....................................... - 26 -
Ce que le jeûneur peut faire ............................... - 28 -
1- Le jeûneur qui se réveille en état d’impureté ... - 28 -
2- Le « siwâk » (brosse à dents) pour le jeûneur .. - 28 -
3- Se rincer la bouche et se nettoyer le nez ......... - 29 -
4- Toucher et embrasser l’épouse ....................... - 29 -
5- Les prélèvements sanguins et les injections non nutritives ............................................................ - 30 -
6- La saignée « hijâma » ..................................... - 30 -
7- Goûter la nourriture ....................................... - 31 -
8- Le Kohl, les gouttes, etc., qui pénètrent l’œil . - 31 -
9- Se verser de l’eau froide sur la tête et se laver . - 32 -
Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous .............................................. - 33 -
1- Le voyageur ................................................... - 33 -
2- Le malade ...................................................... - 37 -
3- Les menstrues et les lochies « nifâs » (sang s’écoulant pendant et après un accouchement) - 37 -
4- Le vieil homme et la vieille femme ................. - 37 -
5- La femme enceinte et celle qui allaite ............. - 39 -
Ce qui annule le jeûne ......................................... - 40 -
1- Manger et boire intentionnellement ................ - 40 -
2- Se faire vomir volontairement ........................ - 41 -
3- Les menstrues et les lochies « nifâs » .............. - 42 -
4- Les injections nutritives : ................................ - 43 -
5- L’acte sexuel ................................................... - 43 -
L’expiation (« Kaffâra ») ..................................... - 46 -
La compensation « Fidya » : nourrir un pauvre .. - 48 -
Table des matières .............................................. - 53 -

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